STABILISATION DES PRIX EN VUE ?
EXCLUSIF -Le marché immobilier reste dynamique, mais à cause des fortes hausses de prix dans de nombreuses villes, l’appétit des acheteurs s’émousse faute de trouver des biens dans des tarifs accessibles. D’ici à la fin de l’année, la tendance devrait donc être à la stabilisation.
Fin 2020, les tarifs avaient - encore - progressé dans toutes les grandes agglomérations, et ils ont continué sur cette lancée au premier semestre 2021. Conclusion: fin juin, selon les notaires, le prix médian d’un appartement ancien dépassait 3000 €/m² dans huit des dix plus grandes métropoles, Montpellier (2960 €/m²) et Marseille (2670 €/m²) restant un peu en dessous de ce seuil. La raison de ce fort dynamisme est toujours à chercher du côté du financement. Les taux de crédit étant restés extrêmement bas, les ménages ont pu emprunter davantage en rallongeant la durée de leurs prêts et donc… acheter un peu plus cher. «Cela a été incontestablement une aide pour le maintien du volume de transactions», explique Laurent Vimont, président de Century 21 France. Mais c’est surtout l’afflux d’acquéreurs qui a créé un effet de pénurie dans toutes les grandes villes et y a fait, mécaniquement, monter les prix. Pour ces deux raisons, l’année 2021 devrait battre un record, avec un volume de ventes qui oscillera autour de 1,2 million de transactions.
Pourtant, malgré cette conjoncture au beau fixe, cet été, un ralentissement d’activité a été noté dans les grandes villes. Contrairement aux années précédentes, beaucoup d’acquéreurs ne se sont pas remis à prospecter début septembre. Face aux hausses importantes de prix - en un an le tarif des appartements a augmenté de 12,5% à Rennes, de 10,2% à Nantes, de 9% à Lyon et de 7,3% à Strasbourg -, beaucoup réfléchissent et diffèrent leurs projets d’acquisition. Même ceux qui disposent d’un bon pouvoir d’achat ne sont plus prêts à toutes les folies pour devenir propriétaire d’un beau bien. Et si les achats se réalisent toujours, les ventes après négociations à la baisse, même légères, sont désormais majoritaires. D’ici au printemps prochain, les prix devraient donc - enfin - se stabiliser dans les métropoles, d’autant que les périodes électorales sont traditionnellement peu propices à la fièvre acheteuse.
Source : Journal le figaro